fbpx

Responsable, mais pas coupable

par | 11 Juil 2020 | Sans catégorie | 0 commentaires

« C’est pas ma faute. » Combien de fois ai-je entendu cette phrase? Combien de fois l’ai-je dite? Trop! D’un côté comme de l’autre. J’ai eu une conversation avec une personne de mon entourage et elle me disait comment elle est déçue des gens qui sont dans l’incapacité d’être responsables de leurs actions. Cette phrase, prononcée une fois de trop, l’avait fait sortir de ses gonds. Et des paroles regrettables s’en étaient suivies.

Mais pourquoi est-ce si difficile de se responsabiliser?

Le mot « responsable » est chargé d’une connotation tellement lourde. Même le dictionnaire Larousse le dit, un des synonymes de responsable est coupable. Fais l’essai, prononce le mot « coupable ». Entends-tu comme moi le son d’un marteau de juge? Ressens-tu cette contraction à l’intérieur de toi? Moi, oui.

Être responsable, c’est être jugé coupable de quelque chose. C’est devoir en supporter les conséquences. Du moins, c’est comme ça qu’on le ressent. Et comme un condamné, on veut faire appel du verdict. C’est pas ma faute, Votre Honneur.

La phrase magique… Un vrai poison

Cette phrase, on la prononce comme un magicien brandit sa baguette magique. On espère qu’elle saura faire disparaître notre malaise face à notre culpabilité d’avoir failli à quelque chose, d’avoir déçu l’autre ou carrément d’être déçu de soi-même. Et si on ne veut pas voir notre imperfection, on ne veut surtout pas que l’autre la voie.

Mais on ne s’en rend pas compte, cette phrase est un vrai poison. Un poison insidieux qui tue à petit feu les relations et le respect mutuel.  Lorsque l’on dit « c’est pas ma faute », on veut dire que l’on n’est pas coupable de ce que l’on nous accuse. Mais l’autre comprend que l’on refuse la responsabilité de nos actions, que l’on ne les assume pas. Et quand on y pense bien, on n’aime pas ça, nous non plus, quelqu’un qui ne s’assume pas.

Le vrai pouvoir d’être désolé

Notre vrai pouvoir ne se situe pas dans une phrase empoisonnée, mais dans notre capacité à s’assumer et à communiquer les causes ou les raisons de notre raté. Un « Je suis désolé » est tellement plus puissant qu’un « C’est pas ma faute ». Et honnêtement, c’est beaucoup plus facile d’être désolé et d’expliquer objectivement ce qui s’est passé que de devoir gérer émotionnellement notre culpabilité face à la déception de l’autre. Plus facile et surtout plus bienveillant envers soi-même, envers l’autre et envers la relation.

Concernant la déception, ne t’en fais pas. On a tous été déçus, on a tous déjà déçu et le meilleur dans tout ça, c’est que personne ne peut mourir de déception.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Archives